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dimanche 22 septembre 2013

Collecteur d'échappement (suite)

Après avoir remplacé le collecteur d'échappement du côté droit, Papa a également dû travailler sur celui de gauche. Il avait un léger bris (coin cassé), ne justifiant pas son remplacement, mais Papa a quand même dû le démonter afin de remplacer le joint d'étanchéité (gasket).

Tout comme avec le collecteur du côté droit, la tâche ne fut pas facile. En particulier, le boulon sur l'un des goujons (stud) tournait dans le vide, les filets complètement finis. La dernière personne ayant joué avec ça ayant "réglé le problème" en perçant un petit trou le bout du stud et en y insérant une goupille !!  Bien entendu il n'y avait à tout fin pratique aucun serrage sur le boulon; il s'agit encore d'un exemple de travail botché effectué par un propriétaire précédent, et c'est papa qui a dû réglé ce problème là de façon adéquate.

Cette photo montre le stud en question. Beaucoup de travail pour le retirer et le remplacer:


Donc en résumé, les deux collecteurs du 440 on été démontés, celui de droite remplacé, et remontés avec des studs et gaskets neufs. Fini les fuites et les bruits d'échappement, et le risque de rester en panne en raison d'un bris plus grave d'un collecteur ou un gasket.

Seals de valves

Un autre problème irritant que Papa a réglé ce printemps: le remplacement des seals de valves. Il s'agit de petits joints d'étanchéité qui empêchent l'huile du moteur d'entrer dans les cylindres par les valves du moteur. Ces seals sont en caoutchouc, mais avec le temps ce dernier se durcit et se craque. Les seals perdent alors leur étanchéité, et l'huile peut alors s'infiltrer dans les cylindres.

Ce problème produit plusieurs symptômes typiques. Premièrement, lorsque le moteur n'a pas tourné depuis quelques temps, de l'huile résiduelle provenant de la tête du moteur s'infiltre par ces seals et atteint les cylindres. Au démarrage, cette huile est brûlée, et on peut observer un bon nuage de fumée bleutée à la sortie du tuyau d'échappement.

Également, si le moteur tourne au ralenti pendant un certain temps, le vacuum dans le collecteur d'admission créé par la fermeture du papillon des gaz (throttle) fait en sorte que l'huile dans les têtes du moteur s'accumule près des guides de valves. Dès que l'accélérateur est enfoncé, l'huile est aspirée jusque dans les cylindres où elle est brûlée, encore une fois en émettant un bon nuage de fumée. Une fois la vitesse de croisière atteinte, le nuage de fumée disparaît.

De la même manière, la descente d'une longue pente sans toucher à l'accélérateur causera une accumulation d'huile similaire, qui sera soudainement brûlée dès que l'accélérateur sera enfoncé, accompagnée bien entendu de l'émission d'un inquiétant nuage de fumée bleue, semblant annoncer de sérieux problèmes mécaniques... mais qui se dissipe après quelques secondes.

Bien entendu, plus les seals sont vieux, plus le problème devient évident, plus la consommation d'huile du moteur augmente, plus le moteur fume suite à un ralenti, et plus le véhicule à l'air d'une minoune!

Heureusement il ne s'agit pas d'un problème très grave, très complexe ou très couteux à réparer. Il faut cependant démonter les valves un par une. Il y a un gros ressort sur chaque valve, qui est retenu en place par un petit clip. Il faut compresser légèrement le ressort afin de libérer le petit clip, et il faut également empêcher la valve de tomber dans le cylindre pendant le remplacement du seal.

Il n'était pas si simple de compresser le ressort, en raison de l'espace restreint du compartiment moteur du Travco. L'espace disponible n'est pas très grand, et le rebord du plancher qui se trouve au niveau des valve nuisait au travail.



Papa a donc décidé de se fabriquer un outil spécial pour compresser ses ressorts de valves. Quelques heures de travail et d'ajustement, et l'outil était prêt. Il y lui a permis de compresser les ressorts assez facilement.
Voici l'outil en question. Il suffit de tourner la tige filetée pour compresser le ressort de la valve.







Un fois le clip retiré, Papa injectait de l'air comprimé dans le cylindre par le trou de la bougie afin de maintenir la valve en position fermée et l'empêcher de tomber dans le cylindre, ce qui est la technique habituellement utilisée pour ce travail.

Papa a ainsi remplacé les seals sur les 8 cylindres. Et tous les symptômes reliés à ce problème sont disparus: fini les gros nuages du fumée bleue, et la consommation d'huile a nettement diminuée.

Et tant qu'à y être, papa en a profité pour dérouiller et repeindre les carter de valves.



Pertes de puissance

Un autre problème de moteur. Celui-là plus inquiétant...
À quelques reprises l'été dernier, le motorisé a subi quelques pertes de puissance assez importantes. Le problème a semblé empirer vers la fin de la saison, et les derniers épisodes n'ont pas été très drôles. Le problème apparaissait soudainement lors d'une montée soutenue. Le moteur perdait rapidement sa puissance, au point où le Travco finissait par gravir certaines pentes de peine et de misère, en première vitesse, avec le moteur qui toussote et crache la fumée noire. Pas très agréable !
Ce problème n'était pas là précédemment, il a commencé à survenir il y a 2 ans, puis l'été dernier il était bien évident et impossible à ignorer.

Papa suspectait initialement la pompe à essence. Papa l'a vérifiée, tout semblait correct, mais il l'a remplacée tout de même, au cas où. Mais le problème persistait. Aucun problème sur le plat, à vitesse de croisière, même lors d'accélérations pour dépasser, par exemple. Mais lors de longues montées (ex: les côtes de Charlevoix) le moteur se mettait éventuellement à toussoter et le Travco montait la côte à pas de tortue.

Papa suspecta alors le carburateur. Peut-être un étrangleur (choke) qui travaillait mal, ou quelque chose du genre. En fait, comme le moteur a toujours très bien tourné, Papa s'était peu attardé au carburateur jusqu'à présent. Alors ça pouvait être n'importe quoi, comme une saleté dans une flotte ou simplement un besoin d'ajustement ou de nettoyage.

Un carburateur est un machin tout de même assez complexe. On ne parle pas ici d'un petit carburateur de scie mécanique, avec simplement une petite vis d'ajustement... c'est plus complexe que ça ! Le carburateur du Travco est un ThermoQuad, fabriqué par Carter, un gros et complexe carbu 4 barils. C'est le carburateur qui équipait de série les V8 Dodge/Chrysler de l'époque.

Papa a décidé ne pas toucher à ça, et de laisser un spécialiste en faire la remise à neuf. Pas facile, en 2013, à l'époque des moteurs à injection électronique, de trouver un mécano connaissant à fond ces carburateurs datant des années 60. Finalement, un spécialiste lui a été recommandé, et Papa lui a apporté le motorisé.

Le mécano a démonté puis nettoyé le carburateur, mais a réalisé rapidement que quelque chose n'allait pas: il manquait un morceau dans ce carburateur !!

La pièce manquante était une aiguille, appelée metering rod. Il y en a 2 dans ce type de carburateur. Il s'agit d'un aiguille calibrée qui restreint la quantité d'essence vaporisée à faible puissance. En théorie, à haute puissance (comme lors d'une longue montée) le moteur ne devrait pas être trop affecté par cette pièce manquante. Par contre, à bas régime il est possible que le mélange air-essence soit trop riche, et que la consommation d'essence du moteur soit plus élevée. Donc le fait que cette pièce soit manquante n'avait possiblement pas de lien direct avec les pertes de puissance subies.

Quoi qu'il en fut, Papa a réussi à dénicher de nouvelles aiguilles, que son mécano a installées. Le carburateur a été nettoyé, ajusté, vérifié, certaines pièces (ex: gaskets) ont été remplacées, et puis réinstallé dans le Travco.

Depuis ce temps, eh bien tout est parfait ! Le gros 440 démarre au quart de tour, tourne comme un neuf, répond immédiatement et avec vigueur, et propulse le Travco au sommet de n'importe quelle côte sans rechigner, avec de la puissance à revendre !! Problème réglé!

Coffre de rangement

Entre temps, Papa a ajouté un coffre de rangement à l'arrière. Les coffres du Travco ne sont pas très grands, et Papa voulait de l'espace de rangement supplémentaire pour y ranger les blocs de bois qu'il utilise pour sa mise à niveau.

Le nouveau coffre est monté sous le véhicule, sous le coffre existant en arrière du côté gauche. Comme la configuration du châssis empêchait l'installation d'une porte de coffre traditionnelle, Papa a dû inventer une porte qui descend pour s'ouvrir, avec le type de charnières et de verrou requis. Un p'tit coup de peinture "Bleu Baleine" et l'affaire est réglée!

Voici donc le coffre, avec la porte fermée, puis avec la porte ouverte. Les photos ne montrent pas le détail des verrous, mais comme d'habitude c'est du custom made avec le petit côté ingénieux typique de Papa!




Papa a également ajouté un verrou sur le bouchon de remplissage du réservoir d'essence, qui peut maintenant être barré avec un cadenas. Au prix où est rendu l'essence, considérant la quantité qui peut entrer dans le Travco, et considérant aussi le fait que le printemps dernier Papa s'est fait voler 2 enjoliveurs de roues sur le motorisé sur son terrain (eh oui...), il est sage de garder ce bouchon verrouillé.

Voyages

Le Travco s'est promené un peu cet été, tout d'abord par une première sortie de camping au camping de Pointe-aux-Oies de Montmagny à la St-Jean-Baptiste. Sortie de groupe comme d'habitude, avec parents et amis. Au centre sur cette photo on aperçois le Winnebago 1975 de son frère Yvon, voisin de la Baleine Bleue.



Cet été la Baleine a parcouru la Côte-Nord, avec des arrêts aux Ilets-Caribou et à Sept-Iles, où mes parents on visité parents et amis.

Les voyages suivants les ont amenés dans les Laurentides pour quelques jours, puis au Lac St-Jean et dans Charlevoix au début septembre. Une dernière sortie est prévue en Beauce durent le weekend de l'Action de Grâce, ce qui portera à plus de 3000 km la distance parcourue par la Baleine Bleue cet été.

En terminant, des photos du Travco, prises chez mes parents.




jeudi 13 septembre 2012

Un petit bruit dans le moteur...


tic-tic-tic...

C'est le petit bruit que l'on pouvait entendre après le démarage du moteur. Petit bruit qui disparaissait presque complètement à mesure que le moteur se réchauffait. Papa a rapidement deviné la cause de ce bruit: un collecteur d'échappement cassé...
C'était le collecteur du côté passager, cassé net en plein centre!

Alors la semaine dernière, Papa a soulevé l'avant du motorisé puis a retiré la roue avant droite. Puis il s'est mis au travail. Ce qui devait normalement être un travail plutôt simple s'est rapidement transformé en un vrai cauchemar...

Le remplacement d'un collecteur d'échappement sur un V8 440 est un travail assez simple. Le collecteur est retenu contre le bloc moteur par 6 goujons (studs) et 6 écrous. Une fois le tuyau d'échappement et les bougies retirées, les écrous sont dévissés et le collecteur peut être démonté. On installe le neuf avec un nouveau joint d'étanchéité et le tour est joué. Plutôt simple, non?

Mais Papa a tout de suite remarqué que quelqu'un, un propriétaire précédent peut-être, avait déjà joué là-dedans avant lui. Les deux goujons du centre étaient beaucoup trop longs, dépassant le dessus du collecteur par un bon pouce et demi. Le goujon extérieur droit n'était même pas un goujon... c'était un boulon, un simple boulon non gradé. Au moins les 3 autres goujons avaient l'air normaux.
(Désolé, je n'ai pas de photos, je vais tenter d'en mettre plus tard).

Papa commença donc par le boulon. Ce qui devait arriver arriva: le stupide boulon s'est cassé dès que Papa a essayé de le dévisser. Et comme de raison, il s'est cassé au niveau du bloc...  Le seul moyen de sortir ça de là, c'est la perçeuse. Papa s'est donc fabriqué un guide de perçage pour être certain de percer bien au centre du boulon et éviter d'endommager les filets du bloc. Avec une perçeuse manuelle, Papa réussit à percer le trou sans trop briser les filets. Un petit coup de taraud et les filets seront utilisables.

Les écrous sur les 3 goujons qui avaient l'air normaux ont été retirés sans trop de problème.

Maintenant les deux goujons du centre. Il semble que le gars qui a installé ces goujons les a fabriqué à partir de tige filetée ordinaire. C'est bien ça, de la bonne vieille tige filetée ben ordinaire que l'on retrouve dans n'importe quelle quincaillerie! Ces tiges sont molles et se cassent de rien quand elle sont neuves, imaginez après quelques années à se faire chauffer, refroidir et puis rouiller...  Alors ce n'est pas le temps d'agir trop vite et de risquer de casser ces goujons "home-made", parce que ça risque de coûter très cher assez vite !
Alors la première chose que Papa a fait c'est de les couper au niveau des écrous avec un disque de coupe, ce qui lui a permis enfin retirer le collecteur.
Papa avait donc devant lui 3 bons goujons, une trou vide (le boulon cassé retiré à la perçeuse) et au centre ces deux bouts de tige filetée, longs d'environ 3 pouces.

Un collecteur d'échapement neuf, ça ressemble à ça:


De chaque côté il y a deux trous (total de 4) pour les goujons extérieurs, et au centre on voit deux trous encastrés pour les goujons du centre. Des écrous ordinaires sont utilisés pour les 4 goujons extérieurs, mais pour les deux du centre il faut normalement utiliser ce que Dodge apelle des "sleeve nuts" (écrous à douille, ou écrous manchon). Ce sont de plong écrous qui s'appuient dans le fond des trous encastrés du collecteur. Ça ressemble à ça:


Avec ces écrous spéciaux, le collecteur est fermement maintenu contre le bloc moteur mais peut tout de même prendre de l'expension librement lorsqu'il devient chaud. Mais il semble que l'incompétent qui a "réparé" ce collecteur par le passé ignorait cela. Il a donc utilisé des écrous ordinaires, avec des rondelles (washers) pour cacher les "indésirables" trous encastrés du collecteur, et a installé le tout avec ses longs goujons faits de tige filetée. Cet erreur de montage a ainsi empêché le collecteur de prendre de l'expension vers l'extérieur en se réchauffant, et celui-ci s'est éventuellement cassé (les collecteurs sont faits d'un métal très résistant à la chaleur mais très cassant).

Pour Papa, le plus simple était de simplement laisser en place ces goujons "home-made" et de les réutiliser. Mais il ne voulait pas utliser de nouveau des écrous ordinaires et des rondelles, pour éviter un autre bris de collecteur plus tard. Utiliser les "sleeve nuts" de Dodge, comme ça devrait être, était impossible avec ces bouts de tige filetée: un goujon normal utilise un gros filetage pour se visser dans le bloc et un filetage fin aux écrous. Avec leur filetage fin, les "sleeve nuts" ne pouvaient être vissées sur le gros filetage des goujons faits de tige filetée.

Une autre option pour Papa était de fabriquer ses propres "sleeve nuts", en utilisant des écrous de raccord. Les écrous de raccord sont des écrous plus longs, utilisés pour relier ensemble des tiges filetées, et ressemblent à ceci:
Donc Papa a acheté quelques écrous de raccord, pensant qu'en soudant deux de ces écrous bout à bout il obtiendrait ainsi un écrou qui s'appuierait dans le fond des trous encastrés du collecteur, exactement comme les "sleeve nuts" originales, ce qui permetrait au collecteur de prendre de l'expension librement en chauffant. Mais les vieux goujons de tige fileté, tout rouillés, allaient-ils résister au serrage lors de l'installation?

La dernière option, la plus risquée, était de tenter de dévisser ces satanés bouts de tige fileté, bien collés dans le bloc et mangés par la rouille. Trop de force et ils allaient assurément casser. Je ne sais pas combien de fois Papa les a chauffés à la torche au gaz, tappés le bout avec son marteau et vaporisés d'huile pénétrante afin d'essayer de les décoller. Quelques prières, probablement quelques gros mots (dans sa tête, toujours!) puis un essai de dévissage avec une clef, avec un peu de force mais pas trop, toujours sans succès...

J'ai quitté la salle d'opération (la cour arrière de Papa) cet après-midi là alors que le chirurgien (Papa) semblait quelque peu découragé de la situation, en rélexion sur ce qu'il allait faire de ces maudits goujons pantentés. Ça faisait déjà 4 jours qu'il travaillait là-dessus.
Moi, j'était en mission pour fouiller le web et mettre la main sur un collecteur de remplacement à un prix raisonable.

Mes de bonnes nouvelles me sont parvenues en soirée. Avec un soulagement dans la voix, Papa m'annonça: "Tu sais pas quoi? J'les ai eus ! J'les ai sortis de là tous les deux!"
Je ne sais pas comment il a fait, mais à force de patience et avec grand soin il est parvenu à dévisser ces vieux foutus bouts de tige filetée sans les casser. Ça tient quasiment du miracle!

Maintenant il va pouvoir installer un nouveau collecteur comme il se doit, avec les bons goujons et les vraies "sleeve nuts" originales. Papa hésite encore à savoir s'il va faire souder puis resurfacer son vieux collecteur par une entreprise spécialisée, ou bien s'il va le remplacer par un autre.

J'ai demandé à Papa s'il avait vérifier l'autre collecteur, pour voir s'il était cassé lui aussi. Il m'a répondu: "Heille wô! une affaire à la fois, là !!"

dimanche 27 mai 2012

On est toujours là!

Ça fait près de deux ans que je n'ai rien ajouté sur ce blog, mais nous sommes toujours là!
L'été dernier fut plutôt tranquille au niveau des travaux sur la Baleine Bleue. Maman a subi une opération au genou au printemps 2011, et Papa avait des travaux à faire sur la maison. Il n'a donc pas entrepris de gros projets de réparation ou de rénovation sur le motorisé. La Baleine a tout de même fait quelques voyages en 2011, comme d'habitude entre autres vers le Lac-St-Jean et le Nouveau-Brunswick, les deux régions où habitent nos familles.

L'été 2012 s'annonce également assez tranquille côté travaux de réno, mais ces derniers jours Papa a débuté sa saison avec le remplacement du radiateur du motorisé.

Radiateur

Le radiateur de la Baleine n'était certainement pas le radiateur d'origine de la Baleine. Il avait probablement déjà été remplacé au moins une fois par les propiétaires précédents. Il fuyait légèrement, situation que Papa tolérait depuis quelque temps déjà. Mais le temps était venu de le remplacer, avant de se retrouver avec des problèmes plus graves lors d'un voyage.

Le démontage du vieux radiateur fut quelque peu compliqué. Le radiateur est fixé au chassis par un support métalique de chaque côté. Après avoir drainé le liquide antigel, retiré les boyaux, puis démonté quelques boulons, le radiateur devait en théorie sortir de son trou assez facilement. Mais pas moyen de le libérer de ses deux supports métaliques. Malgré les efforts, rien n'y fit. Papa a donc dû démonter les supports eux-mêmes, et l'assemblage du radiateur et de ses support est finalement sorti de là. Comme de raison, l'endroit est exigu et le travail n'est pas facile. Il a fait très chaud ces derniers jours, Papa s'est donc installé une toile sur le devant de la Baleine pour se protéger du soleil.




Sous les conseil de son cousin Almas, un maître-mécanicien, le radiateur fût envoyé chez Radiateurs ACME à Québec où il fut reconditionné. Seules les parties supérieures et inférieures sont réutilisées après une remise à neuf, la grille de la partie centrale est complètement neuve. Il en ressort un radiateur à toute fin pratique neuf, pour un véhicule qui a tout de même 37 ans... Donc très belle job et très bon service de la part de ce commerce.



Le radiateur est revenu avec ses deux supports fixés bien solidement de chaque coté, même l'atelier de remise à neuf n'ont pu les retirer! Ils sont probablement soudés en place.
Le cousin de Papa est un client bien connu de ce commerce, ce qui a valu à Papa un petit rabais sur sa facture, ce qui fut bien apprécié!

Avant de réinstaller le radiateur, Papa en a profité pour nettoyer et repeindre les composantes sur le devant du gros 440, en bleu Mopar évidemment! Des courroies neuves ont été installées, et le boyau du bas a été remplacé par un neuf (les autres boyaux étaient encore en très bon état).



Si vous vous souvenez de l'épisode du chauffe-eau de la Baleine, vous vous souvenez peut-être que ce chauffe-eau était chauffé par le moteur de la Baleine. De longs boyaux d'antigel partaient du moteur et se rendaient jusqu'à l'arrière complètement du véhicule, là où était installé ce chauffe-eau. Comme le chauffe-eau a été retiré du véhicule parce qu'il fuyait, et parce qu'il est fort probable que le prochain chauffe-eau ne sera pas chauffé par le moteur, Papa a débranché et condamné les long boyaux qui alimentaient le chauffe-eau.
(d'ailleurs le chauffe-eau sera possiblement le sujet d'un message futur).

C'était aussi le bon moment pour le graissage des composantes de direction et de la suspension avant.


Avant de réinstaller la grille avant, Papa en a profité pour repeindre la partie noire entre la grille et le pare-choc avant.



Sur la photo précédente, j'attire votre attention sur le petit sac de plastique qui est suspendu en haut et à gauche du radiateur. Il s'agit du réservoir de liquide lave-glace !! Ça semble étrange aujourd'hui, mais les réservoirs de liquide lave-glace rigides en plastique n'étaient pas encore chose courante à l'époque où est née la Baleine. On utilisait plutôt ce genre de réservoir qui ressemble à un sac de soluté!! Étonnement, le sac en question est encore en très bon état après toutes ces années, il est encore parfaitement étanche et le plastique est encore bien souple. Sur le côté droit du radiateur il y a un réservoir rigide en plastique, qui est le réservoir d'expension du radiateur. Papa a dû reconstruire presqu'au complet ce réservoir avec de la fibre de verre, car le plastique était rendu fragile et très cassant. Le sac mou pour le lave-glace a été pas mal plus résistant!

Finalement le circuit de refroidissement du motorisé a été rempli d'antigel, le moteur a été démarré et réchauffé, puis Papa s'est assuré qu'il n'y avait aucune fuite.
Tout est parfait, voilà donc un problème de réglé sur la Baleine, et c'est surtout moins de tracas lors des voyages!

mardi 6 juillet 2010

De retour pour la saison 2010

Finalement j'ai pu trouver quelques minutes pour mettre ce blog à jour!

Nous sommes déjà rendus au début juillet, et Papa a déjà passé quelques heures à travailler sur le motorisé depuis le printemps dernier.

Fuite d'huile
Il y avait un joint d'étanchéité ("seal") qui coulait légèrement sur le moteur de la Baleine. Rien d'inquiétant, sauf que lorsque Papa arrivait chez des amis ou parents et garait le Travco dans leur belle entrée pavée, il s'empressait de glisser un vieux bout de carton sous le véhicule pour éviter que les gouttes d'huile s'échappant du moteur ne tachent le sol.

Déjà qu'un véhicule qui a 35 ans est la plupart du temps catégorisé "bazou" même s'il ne perd pas d'huile, imaginez l'effet quand le conducteur s'empresse de placer un carton sous son véhicule dès son arrivée... Papa détestait cela, autant qu'il ne voulait pas non plus endommager l'entrée de ses hôtes.

Alors il suffisait de remplacer ce fameux joint. Très simple, n'est-ce pas?

En fait, non, ce ne fut pas si simple!
D'abord vidanger l'huile, puis retirer la panne. Tant qu'à y être, allons-y avec un bon nettoyage puis un peu de peinture afin de la remettre à neuf.



Ensuite, le joint d'étanchéité proprement dit.
Ce joint entoure le bout du vilbrequin du moteur. Il est en deux parties, deux demi-lunes, ce qui permet de le remplacer sans avoir à démonter le vilbrequin du moteur, ce qui nécéssiterais un travail colossal.
La partie du bas de ce joint a facilement été retirée une fois la panne à l'huile déposée. Cependant, pour la partie du haut, coincée par dessus le vilbrequin, ce fut une tout autre histoire...
Photo du moteur avec la panne à l'huile retirée:



Vue rapprochée de l'endroit où s'installe le joint en question, à l'endroit où c'est bleu:

Ce joint est fait de fibres tressées, un peu comme de la corde. Les instructions pour retirer cette partie du joint sont bien simples: il suffit de visser un vis à bois de bonne grosseur dans un bout du joint, puis de tirer sur la vis pour le faire sortir de là. Très simple en perspective, mais ça ne c'est pas passé si facilement.

Tout d'abord, impossble de faire tenir une vis assez solidement dans ce matériau de fibres tressées. Le joint refusait de bouger. En frappant le bout du joint avec une petite tige métalique et un petit marteau, Papa espérait le déloger de là en poussant sur un côté pour qu'il sorte de l'autre. Cependant, plutôt que de glisser autour du vilbrequin, le tressage du joint se compressait en longeur, comme lorsque l'on compresse un petit bout de corde torsadée dans le sens de la longeur, ce qui faisait en sorte que le diamètre du joint augmentait et il devenait alors plus serré dans son trou, et encore plus difficile à déloger de là. Le joint s'est mis à glisser légèrement, mais plus Papa tentait de le faire glisser, plus le joint se resserait autour du vilbrequin.
Papa utilisait une tige de laiton, un métal mou, pour frapper sur le bout du joint avec son marteau, afin de ne pas endommager le vilbrequin. Le joint glissait très lentement et ce fut un travail long et difficile. À mesure que le joint glissait, Papa devait courber la tige de laiton pour lui faire faire le tour du vilbrequin, la façonnant tel un outil conçu exprès pour ce travail. Après un longcombat, Papa est finalement venu à bout de sortir ce foutu joint de son trou.

Photo montrant une moitié du joint, le support de métal qui retient le nouveau joint caoutchouté qui remplacra le vieux joint. Le manuel est celui de la van Dodge Ram 1981 de mon père, à la page expliquant la procédure de remplacement de ce joint. La mécanique du Travco est similaire en plusieurs points avec la van de Papa.



Papa a pu réinstaller le nouveau joint sans trop de problème.
Alors c'est terminé le carton sous le moteur, le moteur du Travco est maintenant parfaitement étanche!

Papa a aussi travaillé sur quelques autres items de la Baleine, dont je parlerai bientôt. Le projet majeur pour cette année est un mise au point de la génératrice, et la remise à neuf de son compartiment. Cependant, Papa a eu d'autres occupations ce printemps, notamment l'achat d'un VTT longuement désiré, ce qui lui permettra de se rendre plus facilement à son chalet durant l'été. Il a ainsi passé de nombreuses heures à faire mettre son nouveau jouet à son goût, et à construire une remorque spécialement conçue pour le VTT.

Comme à chaque fin juin, la Baleine Bleue a fait partie de notre camping de groupe annuel à Stoneham, du 23 au 28 juin. La Baleine, unique Travco sur le terrain bien entendu, avait un site bien en vue des passants, et quelques personnes ont pris la peine d'aller dire à mon père qu'il possédait le plus beau motorisé du tout le camping! Dans certains cas on ne sait pas si c'était dit à la blague ou sérieusement, mais chose certaine le Travco ne laisse pas indifférent!

Sauvetage d'un Winnebago

Mon oncle (frère de mon père), avec son motorisé Winnebago 1975, devait aussi être de la partie, mais son motorisé est tombé en panne quelques kilomètre avant d'arriver au camping. Une fois la Baleine revenue à la maison, le Winnebago a été remorqué jusque chez mes parents, puis Papa et mon oncle se sont mis à la tâche de réparer le moteur en panne. Le diagnostic a été bien pire qu'anticipé, ce moteur était fatigué, et avait déjà été remonté de façon bâclée: gasket de tête sauté, la pression résultante dans le systeme de refroidissement a débranché un boyau de liquide de refroidissement, causant ainsi une sérieuse surchauffe du moteur. Résultat, pistons et cylindres brûlés, moteur à toute fins pratique scrap.

La solution la plus simple était de remplacer le moteur sauté par un moteur usagé. Incroyable mais vrai, suite à plusieurs appels téléphoniques, impossible de trouver un moteur 318 usagé! Même pas chez Pintendre Autos! En fait, il est certain que chez Pintendre ils ont probablement en stock des dizaines de 318 usagés en parfait état, ce moteur étant un des V8 les plus communs qui soient. Cependant, quand on téléphone là pour une pièce, il faut commencer par leur dire sur quel véhicule la pièce est destinée. "Winnebago 1975" ne faisant pas partie des choix dans leur ordinateur, ça s'arrête là et il est impossible d'aller plus loin dans la recherche avec eux! C'est complètement aberrant, il est impossible de simplement demander par exemple "un moteur 318, n'importe lequel, provenant de n'importe quel véhicule de n'importe quelle année entre 1970 et 1985, ils sont tous pareils", rien à faire, ça ne marche pas comme ça! Complètement ridicule, mais c'est la façon dont ils font affaire, et ils ont raté une chance de vendre un moteur ce jour là.

Papa et son frère se sont donc résolus à reconstruire le 318 sauté: nouveaux pistons, cylindres, bearings, gaskets, etc, plus de $1000 de pièces. Les deux hommes ont travaillé toute la semaine dernière à remonter le moteur du Winnie. Beaucoup de travail, qui a été faite avec le moteur en place dans le véhicule, avec les derniers jours par une chaleur de 30 degrés et plus.

Durant ce temps, la Baleine était sagement garée dans le fond de la cour, en attandant le jour où Papa se mettra au travail sur sa génératrice. Les vacances approchent aussi très bientôt, la Baleine est prête à prendre la route, et c'est peut-être cela que mes parents feront avant d'entreprendre les prochains travaux sur le Travco.

À plus tard!

vendredi 21 août 2009

Un tas de sujets!

Tel que promis, voici une bonne mise à jour sur les travaux des derniers mois sur le motorisé.
Avec un dizaine de sujets, ce message est assez long, il y a beaucoup de photos (sur lesquelles vous pouvez cliquer pour les agrandir) , alors bonne lecture!

Chauffe-eau
Contrairement à ce que l'on retrouve sur la plupart des véhicules récréatifs, il n'y a pas de chauffe-eau au propane sur un Travco. Le chauffe-eau standard original de la Baleine Bleue est un appareil qui fonctionne à l'électricité 110V et à la chaleur du moteur. En effet, un conduit d'antigel part du moteur à l'avant et se rend complètement à l'arrière du motorisé, là où est situé le chauffe-eau. Quand le moteur fonctionne, l'eau se réchauffe dans le chauffe-eau. Et évidement, quand le moteur est à l'arrêt depuis quelques heures, il n'y a plus d'eau chaude, à moins de brancher le chauffe-eau sur le 110V.
Ce printemps, Papa a découvert une petite fuite d'eau sous le lit, dans le compartiment qui loge le chauffe-eau et la pompe à eau.

Après investigation, le chauffe-eau fut déclaré coupable, et la sentence prononcée immédiatement: dehors, le chauffe-eau! Papa a retiré sans remords le chauffe-eau du motorisé. De toute façon il envisageait de le remplacer tôt ou tard par un modèle au propane, plus pratique.

Une fois l'isolation retirée d'autour du réservoir, Papa a réalisé que ce chauffe-eau n'en était pas à sa première offense: le réservoir avait déjà coulé et avait déjà été "patché" une fois. Même s'il voulait le réparer, cette fois les dégâts sont trop importants, et le chauffe-eau est vraiment bon pour la poubelle. Donc il n'y a présentement aucun chauffe-eau dans la Baleine, en attendant que se présente un opportunité pour un chauffe-eau au gaz à prix raisonnable.



Évents de plomberie
Il y a 2 ans, Papa avait refait les évents de plomberie, sur le toit du motorisé. Il y avait installé des capuchons faits de PVC qu'il avait peints couleur aluminium. Cependant, la "couleur aluminium", ce n'était pas suffisant: Papa en a fabriqué d'autres, cette fois en vrai aluminium! On a encore droit ici à un exemple parfait de recyclage et de récupération de matériel initalement destiné à la poubelle: ces beaux capuchons ont été fabriqués à partir de vielles cafetières en aluminium, que Papa a découpé puis polies!




Vérins stabilisateurs
Tout VR qui se respecte doit avoir des vérins stabilisateurs, bien entendu! Sinon, qu'est-ce qui se passe quand vous faites.... ?? :-)
Papa a récupéré deux gros crics "ciseaux" de voitures, l'un provient d'un marché aux puces, et l'autre d'un recycleur de voitures.

Papa a légèrement modifié ces crics en remplaçant l'embout de la manivelle par un adapteur qui permet de les actionner avec perçeuse sans fil. L'adapteur en question est monté sur caoutchouc, ce qui fait que la perceuse n'a pas à être parfaitement en ligne avc la vis du cric quand on l'actionne. Papa a aussi soudé un gros boulon sur le dessus des crics pour pouvoir les fixer en permanence sous le Travco. Une double épaisseur de contreplaqué a été vissé sous la base de chaque cric pour augmenter leur surface portante. Puis le tout a été peint en noir.

Une petite poutre d'acier, également peinte en noir, a été fixée sous le chassis à l'arrière du Travco.

Papa a boulonné un cric à chaque bout de la poutre.

À l'aide de sa perceuse sans fil, il lui suffit de quelques secondes pour abaisser ou relever les stabilisateurs, qui sont assez forts pour soulever l'arrière du chassis du Travco de quelques pouces et le mettre à niveau.


Il faut mentionner que l'idée initiale de Papa était de monter un petit moteur électrique directement sur chaque cric. Mais c'était plutôt complexe, et l'utilisation de la perceuse est bien plus simple, alors l'idée fut abondonnée.

Finition intérieure
Papa a jouté des insertions de bois dans les appuie-bras dans les cotés de la cabine du Travco. Aussi, les appuie-bras originaux comportaient des cendriers, que Papa n'avait pas réinstallés initialement. Mais papa les avait conservés, et comme les cendriers en question avaient résolument un look "1970" qui va bien avec le style du véhicule, Papa a décidé de les réinstaller.




Également, Papa a terminé l'installation de la finition intérieure aux pieds du conducteur, incluant la boîte à fusibles, de belles plaques d'acier inoxydable sous la pédale d'accélérateur et le repose-pied, et des boudins en caoutchouc sous les pédales.


Par ailleurs, un détecteur de propane a été installé à l'intérieur du motorisé. Comme le propane est plus lourd que l'air, le détecteur doit être installé près du plancher. Papa l'a installé près du frigo.


Accès au réservoir d'huile à freins
Le réservoir d'huile des freins est situé aux pieds du conducteur, sous le pancher. Une petite trappe dans le plancher permet d'y accéder par l'intérieur. Quand Papa a acheté le véhicule, l'ouverture était bouchée par un couvercle de canne de peinture!
Papa a conçu et installé un bouchon fait d'une plaque en acier inoxydable, qui ferme de façon parfaitement étanche.



Levier des clignotants
Ce printemps le levier des clignotants du Travco s'est cassé. Après un petit voyage à la "cour à scrap" du recycleur de voitures local, à la recherche d'un levier de remplacement. Papa en a déniché un presque pareil, provenant d'un autre véhicule Dodge. Je dis "presque pareil" parce qu'une fois rendu à la maison, Papa a découvert que ce 'nouveau' levier a un angle d'installation légèrement différent par rapport à l'original. Pour l'instant ça ne cause pas trop de problème, il suffira de le plier légèrement, mais pour cela Papa devra une fois de plus démonter le volant, donc ça ira à plus tard.




Support de moteur
Le gros moteur V8 440 avait un support qui commençait à montrer des signes de fatigue. Les supports de moteur sont deux plaques de métal avec un bloc de coutchouc entre elles. Sur le support du Travco, le caoutchouc commençait à s'affaiser. Papa a donc démonté ledit support et a entrepris des recherches pour en acheter un neuf. Bizzarement, il semble que cette pièce soit plutôt difficile à trouver. Même le concessionnaire Dodge a mentionné à Papa que cette pièce est à peu près introuvable.

Peu importe, Papa a décidé de "remettre à neuf" son vieux support de moteur! Il a entouré la partie caoutchoutée affaisée d'une bande de métal afin de lui redonner sa forme originale. Il faut dire que le support n'était pas complètement fini, alors cette "ceinture" a donné au support la rigidité nécéssaire pour être utilisable encore un bon bout de temps. Papa l'a donc repeint et ré-installé, et il en a profité également pour repeindre le capot du filtre à air.
Support de moteur "remis à neuf:





Charnière de porte
La porte de la Baleine fermait bien, mais on aurait qu'elle frottait un peu à quelque part sur son verrou, ça faisait un petit "crunch" quand elle se fermait. Une tel son disgracieux est digne d'un vieux tacot, et comme la Baleine est loin d'être un vieux tacot, Papa a décidé de remédier à la situation. Papa a conclu que la charnière était usée, et a décidé de remplacer la goupille. Il n'y a qu'une seule longue charnière sur cette porte. Une fois la longue goupille retirée, Papa a vu qu'elle était faite de laiton. Plutôt qu'en installer une neuve (et où trouver une goupille de laiton de cette longueur et du bon diamètre?) Papa a tourné la goupille d'un demi-tour et l'a ré-insérer dans la charnière. La porte est soudainement devenue beaucoup plus solide. Papa a insérer deux petites rondelles dans la charnière pour compenser pour son usure relever légèrement la porte. Résultat, la porte ferme maintenant comme une neuve, avec le beau petit 'clic' très satisfaisant d'une porte de voiture de luxe parfaitement ajustée. Et Papa se dit que si la goupille a mis plus de 30 ans à s'user d'un côté, il devrait être bon pour un autre 30 ans avant de devoir vraiment la remplacer!
Gros plan sur les rondelles insérée dans la charnière:


Éclairage avec LED
En camping, c'est l'éclairage qui consomme le plus d'électricité. L'éclairage intérieur fonctionne sur le 12V, et lorsque campé sur un site sans services, ou au millieu de nulpart, l'électricité provient de la grosse batterie 8D de démarage du Travco. Cette batterie est très puissante, mais si on veut être certain de pouvoir redémarrer après quelques jours sans recharge, il faut tout de même économiser l'énergie, donc utiliser l'éclairage avec parcimonie.

Bien sûr il y a la génératrice. Elle a sa propre petite batterie de démarage, et elle est parfaitement capable de recharger le batterie principale du motorisé. Mais l'utilisation d'une génératrice est restreinte à plusieurs endroits (surtout que celle du Travco est un vieux modèle assez bruyant). Il vaut donc mieux économiser l'énergie à la source, et n'utiliser la génératrice que lorsque c'est vraiment requis.

Il y a plusieurs ampoules 12V qui fournissent l'éclairage dans la Baleine. Afin de réduire la consomation électrique, quatres de ces ampoules ont été remplacées par des ensemble de LED (diodes électroluminescentes, ou DEL): deux dans le luminaire au dessus de la table, une dans celui du passage et une dans la salle de bains.
La technologie des LED a fortement évolué au cours des 5 dernières années, et on trouve maintenant sur le marché des diodes blanches extremement puissantes.

Un tel ensemble comporte 20 LED triples de type "SMD" (donc équivalent de 60 LED) et éclaire presqu'autant que l'ampoule incandescente qu'il remplace, mais consomme environ 6 fois mois.
Ces ensembles de LED viennent avec une serie d'adapteurs permettant de les brancher sur différents types de fixtures, mais aucun des modèles fournis n'était compatible avec les luminaires de la Baleine. Papa en a donc fabriqué à partir de douilles d'ampoules dans lesquelles il a soudé les petits fils puis coulé de la résine de fibre de verre. Il a fait du très beau travail, et ses adapteurs sont similaires en tout point à ceux fournis dans l'emballage.


Le prix de ces ensembles de LED est très raisonable, ils ont été achetés en ligne chez DealExtreme, un vendeur de pièces et gadgets électroniques:
http://www.dealextreme.com/details.dx/sku.12742
Sur le site de DealExtreme, d'autres ensembles de LED de différentes puissances sont offerts à bon prix, il suffit d'y faire une recherche pour "White SMD". La livraison prend de 2 à 3 semaines, mais elle est gratuite. Prenez le temps de fouiller un peu sur ce site, si vous êtes amateurs de gadgets, il y a toutes sortes de trucs à prix très intéressants.

Gouttières
Plus tôt ce printemps, Papa a bricolé des gouttières pour installer au dessus des fenêtres latérales du motorisé, fabriquées à partir de profilés d'aluminium en U.


Papa les a pliées afin qu'elles épousent bien le contour des fenêtres. Pour ce faire, Papa s'est fabriqué une plieuse, qui lui permettait de plier les pièces d'aluminium sans qu'elles ne se brisent ou s'écrasent.



Papa a fabriqué un total de six gouttières, qu'il a vissé sur la Baleine avec des vis en inox et scellées avec du silicone. Il y a maintenant moins d'eau qui coulent sur les fenêtres par temps de pluie, et aussi moins de risque d'infiltration d'eau par les vieux caoutchoucs des fenêtres.






Moustiquaires
Quand mes parents ont acheté le Travco, il n'y avait pas de moustiquaires dans les grandes fenêtres de chaque côté, à l'avant du véhicule, vis-à-vis la table et le divan. Le propriétaire précédent avait simplement installé deux bouts de toile moustiquaire tenues par des velcros et collées au cadrages. Ce n'était pas très beau, pas très étanche aux insectes, et peu pratique car il fallait les décoller pour glisser la fenêtre.

Comme il est à peu près impossible de trouver des moustiquaires pouvant s'adapter exactement à ces fenêtres, Papa a décidé de s'en fabriquer. Les profilés d'aluminium utilisées comme cadre comportent une entaille pour retenir une toile moustiquaire; ils ont été dénichées dans une quincaillerie spécialisée. Ces pièces s'insèrent parfaitement dans les glissières de fenêtre originales du Travco.

Les fenêtres du Travco ont les coins arrondis. Seulement la moitié de la fenêtre s'ouvre, les moustiquaires ont donc deux coins à angle droit, et deux coins arrondis. Les coins à angle droits ont été découpés avec une scie à onglet afin d'obtenir des angles parfaits. Il est surprenant de voir avec quelle facilité une simple lame au carbure peut couper de l'aluminium mou, la lame coupe coupe aussi aisément que s'il s'agissait d'un pièce de bois, et ne s'endomage nullement.


Normalement une petite pièce en forme de L s'insère dans les profilés d'aluminium afin de bien faire tenir les coins. Pour une raison quelquonque, la quincaillerie n'en vendait pas (et ils ne semblaient pas non plus disposés à en commander), alors Papa s'en est fabriqué lui-même. Quelques reforts dans les coins et des petits rivets pop sont ajoutés pour plus de solidité.


Les coins arrondis représentaient un plus grand défi. Plier les profilés d'aluminium, tel que Papa l'a fait pour les gouttières, était hors de question. Ces profilés sont très étroits avec un côté très haut, et en utilisant la même technique de pliage qu'avec les gouttières il serait à peu près impossible de les plier sans qu'ils s'écrasent et s'endommagent. De plus il faudrait pouvoir obtenir précisément la même courbure que les cadres des fenêtre auquels ils sont destinés, ce qui serait très difficile sans équipement spécialisé. Papa a donc décidé de ne pas plier ses barres d'aluminium, mais plutôt d'ajouter une mince bande de tôle d'aluminium au rebord des moustiquaires, d'environ 1 pouce de large, pour couvrir la partie courbée, une tôle étant plus simple à découper avec la courbure exacte.



Beaucoup de travail, mais la Baleine dispose maintenant de bons et beaux moustiquaires à toutes ses fenêtres, ce qui sera certainement très apprécié lors des journées chaudes.

Un Travco!
Comme lors des voyages précédents, mes parents ont encore constaté qu'un Travco, ça ne laisse personne indifférent: sur la route, les gens envoient la main, sortent le cellulaire par la fenêtre pour prendre des photos, etc.
Lors de leurs voyages des dernières semaines, mes parents ont fait une rencontre plutot inattendue. Lors d'un arrêt dans le Bas St-Laurent, quelqu'un est venu frapper à la porte de la Baleine. Il s'agissait d'un autre propriétaire de Travco, lecteur du blog de la Baleine Bleue. Ayant lu ici même que mes parents étaient en voyage dans sa région, il avait surveillé leur passage afin de ne pas les manquer. En effet, mes parents ont eu la stupéfaction, en sortant à l'extérieur du motorisé, d'aperçevoir un autre Travco stationné tout près!



Je suis toujours étonné de constater l'intérêt envers ce blog, et mes parents le sont encore davantage. Depuis deux ans, ce blog a permi à mon père de rencontrer ou d'échanger avec plusieurs personnes ayant un intérêt envers les motorisés Travco. Six autres blogs Travco se sont ajoutés depuis, et le nombre de visiteurs est toujours à la hausse. Continuez à nous laisser vos commentaires, c'est toujours agréable de voir que ça intéresse quelqu'un à quelque part!

Depuis quelques temps, j'avais une idée derrière la tête, et que j'ai finalement réalisée la semaine dernière: j'ai collé, sur la vitre arrière de la Baleine Bleue, une banderolle avec l'adresse web du blog.

Vous avez aperçu la Baleine? Écrivez-nous! Non, il n'y a rien à gagner, c'est seulement l'histoire d'un gars qui a décidé de relever les manches et retaper un vieux motorisé dont il rêvait depuis longtemps.

Aussi, si par hasard vous apercevez la Baleine, n'hésitez pas à aller rencontrer mes parents. Ils se feront un plaisir de vous montrer leur vieux Travco.